Maroc : barrages remplis à 66,3%, stock doublé en un an
Le taux de remplissage des barrages marocains atteint 66,3%, contre 31,5% il y a un an, avec un stock de 11,2 milliards de m³, mais une reprise inégale entre bassins.
Le taux de remplissage des barrages marocains a atteint 66,3% de leur capacité totale lundi 26 octobre 2026, contre seulement 31,5% à la même date l'année dernière, soit une hausse d'environ 34,8 points de pourcentage, selon des données officielles sur l'état des ressources en eau du Royaume. Le stock hydrique actuel s'élève à 11,2 milliards de m³, en hausse d'environ 113% par rapport à la même période de 2025, reflet direct des pluies abondantes qui ont marqué la saison agricole en cours.
Un écart marqué entre les bassins hydrauliques
Les taux de remplissage varient fortement entre les neuf principaux bassins hydrauliques du Royaume : les bassins du nord affichent les meilleurs résultats, tandis que ceux du sud et du sud-est restent les plus en retard :
| Bassin hydraulique | Taux de remplissage | Volume stocké |
|---|---|---|
| Bouregreg | 77,3% | 1,14 milliard de m³ |
| Sebou | 75,6% | 4,06 milliards de m³ |
| Tensift | 74,2% | 150,7 millions de m³ |
| Loukkos | 73,6% | 1,44 milliard de m³ |
| Moulouya | 72,6% | 509,4 millions de m³ |
| Oum Er-Rbia | 58,9% | environ 2,95 milliards de m³ |
| Guir-Ziz-Gheris | 56,3% | 309,1 millions de m³ |
| Souss-Massa | 46,8% | 338,2 millions de m³ |
| Drâa-Oued Noun | 38% | 398,6 millions de m³ |
Al Wahda en tête, le sud toujours à la peine
Dans le bassin du Sebou, le barrage Al Wahda, le plus grand du Maroc et d'Afrique, est rempli à 78% (environ 2,7 milliards de m³), tandis que le barrage Al Massira, dans le bassin de l'Oum Er-Rbia, deuxième plus grand du Royaume, ne dépasse pas 40% (plus de 1,08 milliard de m³). Le bassin de Drâa-Oued Noun reste le plus touché, avec le taux de remplissage le plus bas du pays à 38%, le barrage Toudgha ne dépassant pas 9%, contre 41% pour celui de Kadoussa.
Ce que cela signifie pour les Marocains
Cette amélioration offre une marge de sécurité plus large pour l'approvisionnement en eau potable et les besoins agricoles dans les mois à venir, dans un pays qui a connu plusieurs années de sécheresse consécutives ayant affecté les nappes phréatiques, l'agriculture et l'économie nationale. Les données montrent toutefois que la reprise reste inégale, notamment dans les régions du sud et du sud-est, ce qui appelle à poursuivre les politiques de rationalisation de l'eau et à accélérer les projets de dessalement et d'interconnexion des bassins.

