Settat : enquête judiciaire sur un enregistrement audio menaçant l'intégrité des élections du 23 septembre
Le parquet général près la cour d'appel de Settat a ouvert une enquête judiciaire sur un enregistrement audio diffusé sur les réseaux sociaux et portant atteinte à l'intégrité du processus électoral, à trois jours du scrutin législatif du 23 septembre 2026.
Le parquet général près la cour d'appel de Settat a annoncé l'ouverture d'une enquête judiciaire sur un enregistrement audio diffusé sur les réseaux sociaux, contenant des propos susceptibles de porter atteinte à l'image et à l'intégrité du processus électoral, à seulement trois jours de la date du scrutin législatif prévu le 23 septembre 2026.
Que révèle le parquet général ?
Le parquet général a précisé, dans un communiqué, que la décision d'ouvrir cette enquête intervient après la large diffusion de l'enregistrement sur les réseaux sociaux à Settat. L'enquête ouverte par les services compétents poursuit quatre objectifs principaux : vérifier l'authenticité de l'enregistrement audio, déterminer les circonstances de sa préparation, de sa fuite et de sa diffusion, identifier les éventuelles infractions juridiques qui en découlent, ainsi que révéler sa source et sa chaîne de diffusion.
Le parquet général n'a pas révélé en détail le contenu de l'enregistrement audio, se contentant d'indiquer qu'il comporte des propos susceptibles de nuire à l'image et à la transparence du processus électoral.
Un contexte électoral sensible
Cette enquête intervient dans un climat électoral tendu que connaissent plusieurs régions du Royaume, alors que Mohamed Ouzzine avait été accusé d'espionner les téléphones des dirigeants du Mouvement populaire à l'approche des élections, à un moment où les autorités veillent à encadrer strictement les règles de la publicité électorale afin d'éviter tout dépassement susceptible d'affecter le déroulement de la campagne.
La ville de Settat, capitale de la région de Casablanca-Settat, revêt une importance électorale particulière en raison de sa densité démographique et de la concurrence que se livrent plusieurs grands partis pour ses sièges à la Chambre des représentants, ce qui fait de tout soupçon de manipulation ou de brouillage de l'opinion publique un sujet suivi de près.
Pourquoi ce dossier concerne-t-il l'électeur marocain ?
Cette affaire revêt une importance particulière car elle touche directement au principe d'intégrité et de transparence du scrutin, deux piliers essentiels sur lesquels comptent les autorités pour garantir la crédibilité des prochaines échéances législatives. En ouvrant cette enquête, le parquet général envoie un signal clair de tolérance zéro envers tout contenu susceptible d'être exploité pour influencer la volonté des électeurs ou ébranler la confiance dans le processus électoral, le dossier ayant été transmis aux services de sécurité compétents pour la poursuite des investigations.
Selon la procédure pénale en vigueur pour ce type d'affaires, les résultats des investigations sécuritaires sont généralement transmis au parquet général, qui décide ensuite soit de saisir le juge d'instruction en cas d'infractions pénales avérées, soit de classer le dossier si les éléments prouvant une infraction juridique s'avèrent insuffisants. L'opinion publique à Settat, comme dans le reste des villes marocaines, devrait suivre de près les développements de ce dossier jusqu'au jour du scrutin.

