HCP : l'économie marocaine devrait croître de 4,7 % au 4e trimestre
Le Haut-Commissariat au Plan prévoit une croissance de 4,7 % de l'économie marocaine au 4e trimestre 2026, portée par les industries extractives, tandis que le FMI relève ses prévisions pour 2026 et 2027.
Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) prévoit que l'activité économique nationale continuera de s'étendre au rythme de 4,7 % au cours du 4e trimestre 2026, sur la base d'une hypothèse centrale de stabilité relative des prix de l'énergie et d'absence de nouveaux chocs majeurs susceptibles d'entraver cette trajectoire. Le HCP est l'institution officielle chargée d'établir les statistiques économiques et démographiques officielles du Royaume ; il publie périodiquement ses prévisions pour suivre la performance de l'économie nationale trimestre après trimestre.
Selon le HCP, cette amélioration s'explique principalement par le retour progressif des industries extractives et des activités associées à un rythme de croissance plus soutenu.
Les prévisions du FMI pour 2026 et 2027
Dans le même contexte, le Fonds monétaire international (FMI) a dévoilé, dans son rapport sur les perspectives de l'économie mondiale publié à l'occasion des assemblées annuelles du Fonds et de la Banque mondiale à Bangkok, ses prévisions pour l'économie marocaine, qui tablent sur une croissance de 4,5 % en 2026, avant un léger recul à 4,2 % en 2027. Le Fonds prévoit également une inflation stable à 0,9 % en 2026, qui remonterait ensuite à 1,4 % en 2027.
| Année | Croissance prévue | Inflation prévue |
|---|---|---|
| 2026 | 4,5 % | 0,9 % |
| 2027 | 4,2 % | 1,4 % |
Que signifie cela pour les Marocains ?
Ces prévisions arrivent alors que le nouveau gouvernement dirigé par Fatima Zahra Mansouri se prépare à gérer le dossier du prochain budget dans ce contexte, où la préservation du pouvoir d'achat et d'une inflation modérée devrait constituer l'un de ses principaux tests. Une inflation ne dépassant pas 1,5 % à l'horizon 2027 reste un indicateur relativement positif pour les ménages marocains, par rapport aux années précédentes marquées par de plus fortes pressions sur les prix.
Cette trajectoire devrait aussi bénéficier du soutien des institutions de financement internationales, à l'image du prêt de 434 millions d'euros accordé par la Banque africaine de développement pour soutenir l'économie nationale, ainsi que de la bonne performance continue du secteur touristique, qui a enregistré 15,7 millions de touristes depuis le début de l'année, en hausse de 5 %, ce qui place le Maroc dans une situation relativement confortable par rapport à plusieurs économies émergentes qui continuent de faire face à de multiples chocs externes.
L'hypothèse de stabilité des prix de l'énergie, sur laquelle le HCP a bâti ses prévisions, reste le facteur le plus sensible de ce scénario : toute hausse inattendue des prix mondiaux des carburants pourrait contraindre les institutions officielles à réviser leurs chiffres dans les mois à venir.

