Crédit bancaire au Maroc : la croissance accélère à 10,1% en juillet
Selon la dernière note statistique monétaire de Bank Al-Maghrib, la croissance du crédit bancaire au secteur non financier a accéléré à 10,1% en juillet 2026, portée par un fort dynamisme du financement des entreprises privées.
La croissance du crédit bancaire accordé au secteur non financier au Maroc a accéléré à 10,1% en juillet 2026, contre 9,8% en juin, selon la dernière note statistique monétaire publiée par Bank Al-Maghrib. Cette accélération reflète, selon les données de la banque centrale, un dynamisme notable du financement des entreprises privées non financières, qui reste le principal moteur de la croissance du crédit bancaire ce mois-ci.
Un contraste marqué entre entreprises privées et publiques
Les données révèlent un écart net entre catégories d'emprunteurs, avec une forte accélération des crédits aux entreprises privées non financières, tandis que le financement des entreprises publiques a nettement ralenti :
| Catégorie d'emprunteur | Croissance en juillet | Croissance en juin |
|---|---|---|
| Entreprises privées non financières | 11% | 8,1% |
| Entreprises publiques non financières | 3,1% | 15,9% |
| Crédits aux ménages | 3,3% | 3,3% (stable) |
Le financement par objet économique
Concernant les usages des crédits, les facilités de trésorerie ont nettement accéléré, tandis que la croissance des crédits à l'équipement a ralenti par rapport au mois précédent :
| Objet du crédit | Croissance en juillet | Croissance en juin |
|---|---|---|
| Facilités de trésorerie | 8,7% | 6,9% |
| Crédits à l'équipement | 25,7% | 27,1% |
| Crédits immobiliers | 3,9% | 3,9% (stable) |
| Crédits à la consommation | 4,5% | 4,5% (stable) |
Pourquoi ce chiffre compte
La croissance du crédit bancaire est un indicateur direct de la vitalité de l'économie réelle, reflétant l'appétit des entreprises pour l'investissement et l'expansion via le financement bancaire. En parallèle, les créances en souffrance ont progressé de 3,1% en juillet contre 1,9% en juin, tandis que leur part dans l'encours total des crédits bancaires est restée stable à 8,1%. Cette stabilité intervient alors que le Maroc a récemment lancé un marché de cession des créances bancaires en souffrance d'une valeur de 11,3 milliards de dollars, une initiative visant à alléger la pression sur les bilans des banques marocaines et à libérer des marges supplémentaires pour financer l'économie.

