Grève des transporteurs routiers de marchandises au Maroc le 14 septembre
Plusieurs syndicats et associations professionnelles annoncent un arrêt de travail à partir du 14 septembre 2026 pour dénoncer la hausse des carburants et la pression fiscale.
Les professionnels du transport routier de marchandises au Maroc s'apprêtent à observer un arrêt de travail à partir du lundi 14 septembre 2026, pour protester contre la hausse continue du coût des carburants, les difficultés fiscales que rencontrent les entreprises du secteur, l'insuffisance du soutien de l'État et l'absence de dialogue avec le gouvernement. L'annonce a été faite dans un préavis adressé par plusieurs syndicats et associations professionnelles du transport routier de marchandises au ministère de l'Intérieur, au ministère de l'Économie et des Finances, ainsi qu'au département en charge du transport et de la logistique.
Quelles sont les revendications des transporteurs ?
Le soutien au carburant arrive en tête des revendications : les professionnels jugent que l'aide actuelle accordée au gasoil, fixée à environ 50 centimes par litre, ne suit plus la hausse continue des coûts d'exploitation, et réclament son augmentation ainsi que son versement mensuel et régulier pour atténuer l'impact des prix du carburant sur les coûts de transport. Les syndicats signataires contestent également le taux de retenue à la source sur la TVA, fixé à 75 %, qu'ils jugent pénalisant pour la trésorerie des entreprises et leur capacité à honorer leurs engagements financiers. Les revendications portent aussi sur une révision du programme d'aide au renouvellement du parc de camions et à la mise à la casse, notamment le montant jugé trop faible de la prime et l'inclusion de la TVA dans son calcul, source de complications fiscales pour certaines entreprises bénéficiaires.
Pourquoi cette grève compte
Ce mouvement touche un secteur stratégique, véritable colonne vertébrale de la circulation des marchandises à l'intérieur du Maroc et via ses ports, ce qui rend un éventuel arrêt de travail susceptible d'affecter les chaînes d'approvisionnement de plusieurs secteurs économiques. Cette grève annoncée illustre la persistance des tensions entre les professionnels du transport routier et le gouvernement autour des dossiers du soutien et de la fiscalité, alors que le Maroc enregistre une hausse du volume des échanges commerciaux via ses grands ports. À ce stade, aucune réponse officielle du gouvernement au préavis déposé par les syndicats et associations professionnelles n'a été communiquée.

