Grève des avocats au Maroc : Prolongation de la suspension des services en raison de la loi 66.23
Le Conseil de l'Ordre des Avocats du Maroc, après une réunion qui a duré près de dix heures à Rabat, a décidé de poursuivre la suspension des activités professionnelles en protestation contre la loi 66.23 et après que la Cour constitutionnelle n'ait pas été en mesure de se prononcer sur sa constitutionnalité.
Le Conseil de l'Association des Barreaux du Maroc a tenu une réunion marathon qui a duré une dizaine d'heures, jeudi à Rabat, au cours de laquelle il a décidé de continuer à suspendre les activités professionnelles des avocats dans les différents tribunaux du Royaume. Cette décision intervient quelques jours après l'entrée en vigueur de la loi n ° 66.23 portant organisation de la profession d'avocat, et après que la Cour constitutionnelle n'ait pu se prononcer sur sa constitutionnalité. Le conflit entre les avocats et le gouvernement remonte à la fin du mois de juin, lorsque la protestation des avocats contre le projet de loi s'est transformée en grève. Ouverte. La loi a été publiée au Journal officiel avant son entrée en vigueur le jeudi 20 août, à un moment où les instances des avocats comptaient sur la Cour constitutionnelle pour statuer sur le recours à son encontre. Cependant, le tribunal a déclaré qu'il n'était pas en mesure d'examiner sa conformité avec la Constitution, ce qui a incité le Conseil de l'Assemblée à adhérer à sa position réjectionniste et à continuer de suspendre ses activités professionnelles. Tribunaux sous pression et préoccupations judiciaires Le procureur de la Couronne près la Cour d'appel a mis en garde contre les répercussions de la poursuite de la crise sur le cours de la justice, notant que les dossiers liés aux détenus nécessite des garanties procédurales précises qui sont difficiles à fournir en l'absence de la défense des avocats, et que l'arriéré d'affaires avec la longueur de la province « menace le cours normal du travail judiciaire ». La position de l'Ordre des Avocats, pour sa part, Hussein Al-Zayani, Président de l'Ordre des Avocats au Maroc, a défendu la décision de poursuivre la grève, estimant que la responsabilité de la crise repose sur le contenu de la loi contestée et non sur les actions des avocats. Le projet de réforme est lié au nom du ministre de la Justice Abdullatif Wahbi, connu pour ces dispositions controversées en son nom dans les discussions du secteur pendant des mois, tandis que les corps d'avocats accusent le ministère d'adopter des amendements qui affectent l'indépendance de la profession sans compatibilité suffisante avec l'ordre professionnel. Avec cette décision, le dossier de grève entre dans une nouvelle phase sans horizon temporel précis pour sa clôture, en l'absence de toute indication qu'un règlement est sur le point d'être conclu entre le gouvernement et les organes des avocats, tandis que les justiciables, en particulier ceux arrêtés dans le cadre d'affaires en cours, restent la partie la plus touchée par la poursuite de cette impasse.

