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Virus Shamonda : un cas en France pousse à veiller au Maroc

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Virus Shamonda : un cas en France pousse à veiller au Maroc
Photo d'illustration — « CSIRO ScienceImage 11052 Biting midge on human skin » par CSIRO, via Wikimedia Commons, sous licence CC BY 3.0
0WaFinkomdimanche 25 octobre 2026Mis à jour : dimanche 25 octobre 2026Santé

La France a annoncé son premier cas humain du virus Shamonda, transmis par des moucherons piqueurs, après la mort d'un patient à Lyon. Un médecin marocain recommande une surveillance préventive.

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La France a annoncé, jeudi 22 octobre 2026, la détection de son premier cas humain du virus Shamonda, après le décès d'un patient sévèrement immunodéprimé, soigné à Lyon et mort début octobre. Les autorités sanitaires ont indiqué que les complications cérébrales dont il souffrait étaient « très probablement » liées à l'infection, alors que l'enquête sur les circonstances de la contamination se poursuit.

Qu'est-ce que le virus Shamonda ?

Décrit pour la première fois dans les années 1960 au Nigeria, le virus Shamonda appartient à la famille des orthobunyavirus et se transmet par la piqûre de moucherons piqueurs du genre Culicoides. Il circulait surtout chez les animaux, notamment les bovins, avant d'être récemment détecté en Europe, selon le Dr Tayeb Hamdi, médecin et chercheur en politiques de santé.

Selon lui, la détection du cas français s'explique par trois facteurs : l'état immunitaire fragile du patient, les techniques modernes de séquençage génétique capables de repérer des agents pathogènes rares, et le changement climatique, susceptible d'élargir l'aire de répartition des insectes vecteurs et de modifier leurs périodes d'activité.

Pas de risque accru pour la population générale

Les autorités françaises ont assuré n'avoir constaté aucune hausse du risque sanitaire pour la population générale, qualifiant ce cas d'« exceptionnel », propre à un patient particulièrement vulnérable sur le plan immunitaire. Le Dr Hamdi explique que des virus habituellement peu virulents peuvent « se multiplier de façon incontrôlée » chez des patients sévèrement immunodéprimés. Aucune transmission interhumaine directe n'a été établie à ce jour, et les symptômes chez l'homme restent mal documentés en raison de l'existence d'un seul cas, tandis que chez l'animal, l'infection peut provoquer fièvre, léthargie et baisse de la production laitière.

Ce que recommandent les experts pour le Maroc

Le Dr Hamdi appelle à adopter une approche « Une seule santé » (One Health), associant surveillance de la santé humaine, animale et environnementale : surveillance vétérinaire des élevages bovins et ovins pour détecter toute fièvre inhabituelle, problème de reproduction ou malformation congénitale atypique ; cartographie et piégeage des insectes vecteurs ; et sensibilisation des hôpitaux et services de maladies infectieuses aux infections atypiques, notamment les fièvres ou symptômes neurologiques d'origine inconnue chez les patients immunodéprimés.

Il souligne que ces recommandations « ne signifient pas » que le virus Shamonda circule déjà chez l'homme au Maroc, mais relèvent de mesures de prévention, en l'absence de toute donnée officielle sur sa présence dans le Royaume.

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