Fès lance sa 3e campagne Je suis donneur d'organes
L'association Rahma a lancé à Fès, avec le Groupement sanitaire territorial Fès-Meknès et la Faculté de médecine, la 3e édition de la campagne «Je suis donneur», qui se poursuit jusqu'au 17 novembre.
L'association Rahma pour l'insuffisance rénale a lancé samedi à Fès, en partenariat avec le Groupement sanitaire territorial Fès-Meknès, la Faculté de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire de Fès et l'association Issaad, la 3e édition de la campagne nationale de sensibilisation au don d'organes et de tissus humains «Je suis donneur», qui se poursuit sur quatre semaines jusqu'au 17 novembre.
Activités de terrain et campagne numérique
Le lancement a inclus une pièce de théâtre de sensibilisation intitulée «Pouls», des présentations sur l'état du don d'organes au Maroc, des témoignages de patients greffés et d'autres en attente d'un donneur, ainsi qu'un débat ouvert avec le public. La campagne prévoit aussi des actions de sensibilisation à la Faculté de médecine, à l'Institut supérieur des professions infirmières et techniques de santé et à l'Université euro-méditerranéenne de Fès, en plus d'une campagne numérique et médiatique sur les réseaux sociaux et dans la presse, et d'un sondage d'opinion à venir pour cerner les préoccupations des citoyens et adapter les activités de sensibilisation en conséquence.
La greffe rénale, traitement de référence
Tarek Sekkali Hassouni, doyen de la Faculté de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire de Fès, a souligné que le don est une condition essentielle pour réaliser des greffes, précisant que la greffe rénale constitue le traitement de référence de l'insuffisance rénale car elle offre une meilleure qualité de vie, une espérance de vie plus longue et un coût moindre à long terme par rapport à la dialyse, mais que sa réussite dépend de la disponibilité des donneurs. De son côté, Khalid Sneiter, représentant du Groupement sanitaire territorial Fès-Meknès, a expliqué que la rencontre vise à formuler des recommandations pour renforcer la stratégie du groupement, notamment en matière de sensibilisation des professionnels de santé et de renforcement des capacités techniques liées au don, appelant à davantage de coopération entre les cadres de santé et les associations.
Pourquoi le don compte
Yassine Alami, président de l'association Rahma, a indiqué que la campagne repose sur deux volets complémentaires: des actions de terrain et une campagne numérique et médiatique, visant à dissiper les craintes et corriger les idées reçues sur le don d'organes et de tissus, et à le présenter comme un acte de solidarité qui offre l'espoir à des patients en attente d'une greffe qui pourrait leur sauver la vie. Les associations organisatrices entendent élargir ce débat aux volets médical et juridique du don, dans la perspective de construire une culture sociétale plus large sur le sujet à Fès et dans la région Fès-Meknès.

