Plaques d'immatriculation au Maroc : la NARSA dément l'obligation de tout changer avant 2026
La NARSA dément toute obligation générale de remplacer les plaques d'immatriculation au Maroc avant le 31 décembre 2026 : seules les plaques de circulation internationale sont concernées par cette échéance.
L'Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) a démenti l'existence d'une obligation générale de remplacer toutes les plaques d'immatriculation en circulation au Maroc avant le 31 décembre 2026, après la propagation d'une information selon laquelle tous les propriétaires de véhicules devraient changer leur plaque avant cette date. L'agence a qualifié cette information d'« erronée », invitant les usagers à ne se fier qu'à ses sources officielles.
Que prévoit réellement la nouvelle décision ?
La NARSA précise que la décision n° 640.26, publiée le 3 août 2026 et modifiant et complétant la décision n° 2711.10 du 29 septembre 2010 relative à l'immatriculation des véhicules automobiles et de leurs remorques, fixe des dispositions transitoires qui varient selon la situation de chaque véhicule, et non une obligation générale comme cela a été largement relayé.
Qui est réellement concerné par l'échéance du 31 décembre 2026 ?
Selon l'agence, cette échéance ne concerne que les véhicules de la série normale équipés de plaques destinées à la circulation internationale, c'est-à-dire comportant des caractères latins ainsi que le sigle distinctif « MA » du Maroc. Pour les véhicules munis de plaques sans caractères latins, réservées à la circulation sur le seul territoire national, la plaque actuelle reste valable jusqu'à la première opération de transfert de propriété du véhicule.
La NARSA ajoute que le nouveau modèle unifié de plaques est appliqué depuis la date de publication de la décision pour toute opération d'immatriculation concernant un véhicule neuf ou d'occasion, acquis au Maroc ou importé de l'étranger.
Pourquoi cette clarification compte pour les automobilistes
Ce dossier concerne des millions de propriétaires marocains de véhicules privés ou professionnels, dans un climat de crainte de coûts supplémentaires ou de démarches administratives lourdes. À travers cette mise au point, la NARSA cherche à rassurer la majorité des propriétaires, qui ne sont pas concernés par une échéance immédiate, tout en maintenant un délai clair pour la catégorie spécifique des véhicules destinés à circuler hors des frontières.
Ces précisions interviennent alors que plusieurs administrations publiques marocaines font régulièrement face à la diffusion d'informations fausses ou imprécises sur les réseaux sociaux, ce qui les pousse à multiplier les communiqués rectificatifs pour limiter la confusion chez les usagers.

