Maroc : les riziculteurs réclament une protection face aux importations
Les riziculteurs marocains alertent sur le recul de leur filière face aux importations, une concurrence en partie liée à l'accord d'Agadir avec l'Égypte.
Des producteurs et professionnels de la filière rizicole au Maroc alertent sur une dégradation accélérée de leur activité, sous l'effet d'une concurrence croissante des importations, notamment en provenance d'Égypte, et appellent à des mesures de protection urgentes.
Un cadre commercial qui explique la concurrence
Une partie de cette concurrence s'explique par l'accord de libre-échange d'Agadir, signé en 2004 entre le Maroc, l'Égypte, la Tunisie et la Jordanie, qui prévoit des échanges commerciaux exonérés de droits de douane entre les pays membres. Ce cadre facilite l'entrée du riz égyptien sur le marché marocain à des prix compétitifs, tandis que le producteur local doit assumer l'intégralité de ses coûts de production sans protection tarifaire équivalente.
Des surfaces cultivées en recul
Selon des professionnels réunis au sein de la fédération du secteur, les surfaces consacrées à la riziculture reculent progressivement, la faible rentabilité des prix ne compensant plus les coûts de production, alors que le riz importé continue de gagner du terrain sur le marché local à des prix plus compétitifs.
Une filière ancrée dans la région du Gharb
La riziculture marocaine est concentrée principalement dans la région du Gharb-Chrarda-Béni Hssen, où elle constitue une source de revenus essentielle pour de nombreuses familles agricoles, faisant de son déclin un enjeu à la fois économique et social local. Les riziculteurs demandent une révision des droits de douane sur les importations ainsi qu'un soutien renforcé aux prix à la production.
Ce dossier relance un débat plus large sur l'équilibre entre ouverture commerciale et protection de la production nationale, un enjeu que la rubrique Économie de WaFinkom continue de suivre de près.
Source : Hespress

