Pêche : les revenus de la sardine bondissent de 66% au Maroc à fin août
Les débarquements de sardines au Maroc ont progressé de 66% pour atteindre près de 394 200 tonnes à fin août 2026, contre 237 800 tonnes un an plus tôt, selon le Secrétariat d'État chargé de la Pêche maritime.
Les débarquements de sardines au Maroc ont enregistré une hausse marquée de 66% pour atteindre près de 394 200 tonnes à fin août 2026, contre 237 800 tonnes durant la même période de l'année dernière, selon les données du Secrétariat d'État chargé de la Pêche maritime. La valeur de ces débarquements a progressé dans une proportion quasi identique, pour approcher 1,22 milliard de dirhams, contre 735,1 millions de dirhams en 2025.
Un secteur national en nette amélioration
L'embellie ne concerne pas que la sardine : la production nationale globale de la pêche côtière et artisanale a atteint 786 000 tonnes pour une valeur de 12,5 milliards de dirhams à fin août 2026, en hausse de 6% en volume et 4% en valeur par rapport à la même période de l'année précédente.
De fortes disparités entre les ports
La progression des débarquements de sardines s'est traduite par des écarts marqués entre les ports des provinces du Sud du Royaume, qui ont capté l'essentiel de cette croissance :
| Port | Hausse en volume | Progression |
|---|---|---|
| Laâyoune | 67 000 tonnes | +76% |
| Dakhla | 60 000 tonnes | +222% |
| Tan-Tan | 38 000 tonnes | +110% |
| Sidi Ifni | 14 000 tonnes | +104% |
Pourquoi ce chiffre compte
Ce rebond des revenus de la sardine revêt une importance particulière pour l'économie bleue marocaine, l'un des premiers exportateurs mondiaux de cette espèce, dont dépendent directement des milliers d'emplois dans la pêche côtière, la conserverie et l'export dans les régions du Sud. Cette reprise intervient après des mois d'inquiétudes suscitées par un virus menaçant la ressource halieutique de la sardine au Maroc, ce qui fait de ces chiffres un signal positif quant à la résilience du secteur. Laâyoune et Dakhla restent au cœur de cette dynamique, portées par la proximité de zones de pêche riches et l'extension des infrastructures portuaires dans les provinces du Sud.

