Maroc : la CDT avertit, pension minimale portée à 3 000 DH
La CDT avertit d'une reprise des contestations sociales au Maroc et juge insuffisante l'offre du gouvernement, réclamant une hausse générale des salaires et des pensions.
La Confédération démocratique du travail (CDT) a averti d'une reprise des contestations sociales au Maroc si la situation continue de se dégrader ou si les engagements restent lettre morte, dans un communiqué de son bureau exécutif réuni le 21 octobre 2026 à Casablanca, qui estime que les orientations actuelles du gouvernement ne traduisent pas « une véritable réorientation des choix économiques et sociaux en faveur des salariés ».
Que propose le gouvernement ?
Le gouvernement dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri a présenté un ensemble de mesures sociales : une réforme progressive de l'impôt sur le revenu pour relever les salaires nets, une hausse de l'aide sociale directe de 500 à 1 000 dirhams d'ici la fin du mandat, la prise en charge de la facture d'électricité jusqu'à 100 dirhams pour les ménages éligibles, et une hausse progressive de la pension minimale à 3 000 dirhams par mois selon les régimes, ainsi qu'une pension de veuve portée de 50% à 100% de la pension du conjoint décédé.
Les principales mesures proposées
| Mesure | Proposition gouvernementale |
|---|---|
| Aide sociale directe | De 500 à 1 000 DH d'ici la fin du mandat |
| Prise en charge de l'électricité | Jusqu'à 100 DH pour les ménages éligibles |
| Pension minimale principale | Hausse progressive à 3 000 DH/mois |
| Pension de veuve | De 50% à 100% de la pension du défunt |
Pourquoi la CDT rejette cette offre
La CDT estime que la réforme fiscale ne s'apparente pas à une véritable revalorisation salariale et que les aides ciblées ne touchent pas tous les salariés. Elle réclame à la place une augmentation générale des salaires et une hausse générale des pensions pour tous les retraités, ainsi que des clarifications sur les mécanismes, le financement et le calendrier de la réforme des retraites. Elle veut aussi une baisse réelle des prix sur le terrain, au-delà de la seule amélioration des indicateurs macroéconomiques.
Que demande la CDT dans le dialogue social ?
Le syndicat réclame l'application des accords antérieurs aux niveaux central, sectoriel et professionnel, une loi-cadre garantissant une négociation régulière et inclusive et l'application des accords, une révision négociée de la loi sur la grève et la protection des libertés syndicales, ainsi que des engagements concrets assortis de délais sur l'emploi, la protection sociale universelle et la santé et l'éducation publiques. La CDT n'a pour l'instant fixé aucune date pour une éventuelle mobilisation.

